
Je stress, tu stress, c’est le stress … Le mot est passé dans le langage courant et fait même parti du vocabulaire des plus petits ce qui porte à confusion car sous cette même appellation, nous rangeons divers troubles qu’il est important de savoir reconnaître pour les combattre efficacement.
Alors Stress ou anxiété, votre pharmacien vous aide à faire un point sur ces mots du siècle pour vous aider à retrouver votre sérénité.
Stressé ou anxieux ?
Le Stress est une réaction ponctuelle de notre organisme qui permet de mobiliser l’ensemble de ses ressources face à une tâche à accomplir ou à un danger à affronter.
En soi, c’est un phénomène positif qui permet le passage à l’action. Cependant, trop répété, cette stimulation peut entraîner des troubles physiques et psychiques importants.
L’anxiété, elle, est permanente, latente, diffuse. Généralement bénigne, elle est considérée comme une pathologie lorsqu'elle cause de la souffrance et empêche de réaliser ses objectifs, d'établir des relations épanouissantes ou nuit aux activités « normales ».
Serions-nous tous des malades du stress ?
Selon le Dr Herbert Benson, du Mind/Body Medical Institute de l'université Harvard, environ 80 % des consultations médicales seraient liées au stress. De plus, selon l'American Institute of Stress, il serait à l’origine de 60 % à 80 % des accidents de travail.
Le Stress est devenu un véritable phénomène de santé public.
Le stress est une réaction à un stimulus d'ordre physique, mental, social ou émotionnel qui peut être mineur ou important, positif ou négatif, exceptionnel ou constant, prévu ou inattendu.
Il peut être aussi dû à une cause physiologique comme la prise d’un médicament, un accident ou une maladie forçant l'organisme à modifier sa chimie pour y réagir.
Les causes du stress sont donc très diverses et chacun y réagit selon sa sensibilité.
La phase de réponse
La stimulation du système nerveux, provoque une sécrétion d’hormones, les cathécolamines, et l'adrénaline, qui permettent à notre corps de mobiliser immédiatement toutes ses ressources pour une action imminente en augmentant ses capacités physiques et en lui conférant plus de force et de dynamisme.
Grâce à ce mécanisme, les perceptions, la force musculaire et les réflexes sont temporairement décuplés.
La réaction émotionnelle déclenchée par le stress s’accompagne entre autres de l'accélération :
A la fin de la phase d’alarme, lorsque la situation
stressante se termine, le corps peut retrouver son calme.
Si l’on dispose d’assez de temps pour se relaxer avant de relever un nouveau
défi, ce type de stress peut s’avérer positif, stimulant et sans effets
néfastes à long terme.
Si l'agression persiste, la réaction d’adaptation provoque la mise en place de la résistance qui consiste à préserver l’organisme d’un épuisement rapide des réserves défensives.
Plusieurs autres mécanismes se mettent en place : la hausse dans le sang du taux de cholestérol, d'acides gras, de sucre et des facteurs de coagulation, l'inhibition du fonctionnement des globules blancs. L’organisme libère alors de nouvelles hormones, dont les endorphines, le cortisol, la dopamine, et la sérotonine.
Le système nerveux et le système endocrinien jouent donc, dans les deux premières phases, le rôle de systèmes de défense. Ils contribuent tous les deux à maintenir l’équilibre biologique et la stabilité physiologique du milieu intérieur de l’individu.
Si le rythme des sollicitations ne s'espace pas, le corps ne peut pas reconstituer ses réserves.
Les mécanismes de réaction fonctionnent tout le temps « à plein régime », entraînant une déperdition d'éléments biochimiques ainsi que des désordres métaboliques et physiologiques. L'organisme s'épuise, certains organes ou systèmes s'affaiblissent ou se relâchent.
Les réserves neuroendocriniennes sont épuisées :
c'est la décompensation (le « burn out » des anglo-saxons).
A ce stade, l’individu commence à se sentir vraiment mal, le stress est perceptible
physiquement, émotionnellement et intellectuellement.
C'est la phase où les maladies s’installent, brutalement ou progressivement pour obliger l’organisme à s’arrêter.
Le Stress chronique peut provoquer un grand nombre de dérèglements et entraîner diverses pathologies.
Une accélération du vieillissement.
Le stress augmente le dommage oxydatif, c'est-à-dire le vieillissement et la mort des cellules causés par les radicaux libres.
Un déficit nutritionnel.
Pour produire l'énergie demandée, le stress peut aboutir à un manque d’acides aminés, de potassium, de phosphore, de magnésium, de calcium, d'électrolytes et de vitamines du complexe B, entre autres. Par ailleurs, les nutriments essentiels sont moins bien absorbés en période de stress.
Un déficit immunitaire.
Le cortisol produit en réponse au stress peut causer un affaiblissement du système immunitaire : le corps devient alors plus susceptible aux agents infectieux, bénins ou graves, et aux différents types de cancer.
Des problèmes de santé mentale.
Le stress répété peut entraîner des changements de structure dans le cerveau et, progressivement, occasionner des symptômes plus graves : de l'anxiété, des crises de panique, des phobies, des dépressions, des dépendances, des troubles de l’alimentation…
En outre, le Stress est une composante de la chronicité de diverses maladies comme l’asthme, le psoriasis, l’arthrite rhumatoïde, le syndrome de fatigue chronique la maladie de Crohn, la fibromyalgie, le migraine, la colite ulcéreuse, le syndrome prémenstruel, l’obésité, etc.
Enfin, il peut contribuer à accélérer l’évolution de l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et le cancer.
Les troubles anxieux.
Les troubles anxieux peuvent être constants ou se manifester puis disparaître sans raison apparente.
Ils peuvent aussi entrer en rémission spontanée et réapparaître des années plus tard, parfois jamais.
L’Anxiété chronique ou généralisée.
C'est un état mental où la personne est inquiète et appréhende avec excès l’avenir. Elle manifeste une peur systématique de l'imprévu.
Les sujets d'inquiétude ne se limitent pas à un secteur particulier, tout devient inquiétant.
Les mécanismes physiologiques à l’œuvre sont les mêmes que pendant la phase de résistance du stress et engendre les mêmes déséquilibres provoquant une tension musculaire, une irritabilité, des palpitations, perturbant le sommeil et entraînant des difficultés de concentration ainsi qu’une grande fatigue.
Environ 2 à 5 % de la population serait concernée. Cette anxiété peut évoluer vers une dépression s'il n'est pas traité. La prise en charge repose sur une psychothérapie et la prise d’anxiolytiques.
L’anxiété est également le symptôme de troubles bien plus graves comme les Troubles paniques, les Phobies, les Troubles obsessionnels compulsifs (TOC), les Troubles de stress post-traumatique (TSPT).
Les causes de l’anxiété pathologique sont mal connues et certaines personnes semblent y être particulièrement sujettes pour des raisons que l’on ignore.
Les femmes sont environ deux fois plus nombreuses que les hommes à faire des épisodes d’anxiété pathologique.
Cependant, les facteurs sociaux ont un rôle important. Les parents hyperanxieux ou au contraire trop peu attentifs ou encore violents favorisent l’anxiété de leurs enfants.
De façon générale, les traumatismes psychologiques de l’enfance ou de l’âge adulte sont souvent un événement déclenchant.
Mais outre ces causes psychologiques, on sait que certaines maladies s’accompagnent régulièrement d’anxiété : hypoglycémie, hyperthyroïdie, certaines insuffisances cardiaques, certains déficits en vitamines.
Les troubles anxieux sont des maladies en eux-mêmes mais peuvent en entraîner d’autres comme l’alcoolisme, la toxicomanie et la dépression.
En outre, l’anxiété peut provoquer un syndrome de l’intestin irritable, de l’hypertension et des maladies cardiaques.
Apprendre à réagir au stress et à l’anxiété.
Pour réagir, il est essentiel d’apprendre à vous écouter et à reconnaître le Stress.
L’Institut Bruno Comby a mis au point un test qui vous permettra d’identifier votre niveau de stress en quelques minutes.
Pour savoir quel est votre niveau de stress, rendez-vous sur http://www.comby.org/stress/teststfr.htm
C’est par une approche globale au quotidien que vous parviendrez à retrouver le calme, la confiance et le sourire.
Une psychothérapie brève est parfois nécessaire pour rompre avec des évènements stressants et les reléguer définitivement dans le passé.
Au quotidien une bonne hygiène de vie incluant une alimentation équilibrée et diversifiée, une activité physique régulière et si possible au grand air est à adopter.
En outre, les massages doux comme le shiatsu et les techniques de relaxation comme la sophrologie ou la réflexologie aident à affronter les périodes stressantes.
Fuyez la précipitation et la course infernale. Vous ne serez pas plus efficace en fonctionnant sans cesse à 100 à l’heure.
Au contraire, apprenez à ralentir le pas, à écouter votre respiration, à être plus attentif à ce qui vous entoure. Vous en ressentirez un réel mieux-être.
Écoutez votre rythme biologique, offrez-vous un temps pour vous, une demi-heure par jour. Oubliez toute notion de performance et n’écoutez que votre désir : lecture, balade, bricolage, pose beauté, sieste… à vous de choisir ce qui vous fait vraiment plaisir.
Enfin, vous pouvez utilisez des compléments alimentaires et notamment du magnésium.
Connu pour son effet sur l’équilibre nerveux, émotionnel mais aussi psychique, il participe à la régulation du rythme cardiaque,
Choisissez un cocktail l’associant à la vitamine B6 qui agit, elle aussi, sur le stress et aide le magnésium à être absorbé et à se fixer dans les cellules.
Les mélanges de plantes à base de verveine, de tilleul, d’aubépine ou encore de fleur d’oranger ont des vertus apaisantes et calmantes et vous aideront à vous détendre en fin de journée.