
Sida, bientôt la fin de la pandémie ?
« Elles
sont tombées à leur plus bas niveau depuis le pic de l’épidémie à la fin des
années 90 », expliquent les auteurs du
rapport.
La mortalité elle aussi recule.
34 millions de personnes
vivaient avec la maladie en 2010 en raison d’un meilleur accès aux médicaments
antirétroviraux.
Cette mise sous traitement fait partie de l’arsenal de la
prévention* tout comme la circoncision masculine, les changements de
comportements et l’utilisation du préservatif.
Pourtant, l’espoir d’éradiquer l’épidémie existe réellement. Il dépend de l’accès universel aux médicaments (7 millions de personnes infectées qui en ont besoin n’en bénéficient pas), de la mise en place de moyens logistiques et humains sur le terrain et d’un élargissement du dépistage et de la prévention.
Pour ce faire, il faudrait récolter près de 20 milliards
de dollars selon Stéphane Simonpietri, directeur des programmes internationaux
de l’association Aides.
Dans un contexte de crise économique mondiale et de baisse
des financements internationaux (8,7 milliards de dollars en 2009
pour 7,6 milliards en 2010), les associations et le
Conseil national du sida, organisme présidé par le professeur Willy Rozenbaum,
plaident pour la création d’une taxe sur les transactions financières dont une
partie pourrait être affectée à la lutte contre le VIH.
Cette taxe, évoquée en conclusion du récent sommet du G20 à Cannes, ne fait pas consensus.
De nombreux pays s’y opposent, les États-Unis mais aussi, en Europe, la Grande-Bretagne et la Suède. Pour éviter que ce projet porteur d’un formidable espoir ne soit enterré, la France et les pays qui la soutiennent peuvent créer une dynamique en l’adoptant sans attendre dès le début de l’année 2012.
Fabienne Attali, Directrice de la rédaction

* Les résultats de l’essai HPTN 052, publiés en mai 2011, ont démontré qu’une personne infectée qui prend bien ses antirétroviraux ne transmet plus le virus.